Restitution du programme « Ma commune zéro biodéchet » : 107 tonnes de biodéchets valorisées en 18 mois

Ce lundi 25 février à Hédé-Bazouges, élus et référents techniques du programme Ma commune zéro biodéchet, étaient invités par le SMICTOM pour faire le bilan de cette démarche qui s’achève. 

La gestion des biodéchets (déchets alimentaires et déchets verts) est un des leviers sur lesquels travaille le SMICTOM pour diminuer le poids des poubelles. Et pour cause, les déchets alimentaires peuvent représenter jusqu’à 40% des ordures ménagères. Quant aux déchets verts des collectivités et des habitants apportés en déchèterie, ils représentent près de 6 700 tonnes par an (2017) en constante augmentation.

 

Pour parvenir à une réduction significative, le SMICTOM a mis les moyens : il a lancé courant 2017 un appel à ses communes membres pour devenir pilotes dans l’expérimentation d’actions : Hédé-Bazouges, Saint-Domineuc, La Mézière et Guipel se sont ainsi engagées. A leur disposition, une enveloppe financière de 100 000 euros et un accompagnement technique du SMICTOM.

 

Valoriser les biodéchets par le compostage dans tous les lieux

Une importante campagne de sensibilisation au compostage a été menée. Celle-ci a permis d’équiper 150 nouveaux foyers en composteurs individuels tandis qu’une dizaine de composteurs partagés (pour les résidents des immeubles) ont été installés. En parallèle et selon les souhaits des communes, des actions de gestion locale ont pu être adaptées : l’utilisation d’un robot de tonte à Saint-Domineuc, l’installation d’une plateforme de compostage à Hédé-Bazouges, deux ventes exceptionnelles de composteurs à La Mézière ou encore la création d’un point d’apport volontaire pour les déchets verts valorisés en maraîchage bio à Guipel.

 

Des résultats très encourageants

Sur les 18 mois du programme, 107 tonnes de biodéchets ont été ôtées des poubelles et directement valorisées sur place, en compostage notamment. A l’avenir et pour chaque année, ces installations permettront de détourner 70 tonnes de biodéchets. Cela représente une économie directe de 7 000 € par an à laquelle s’ajoutent les économies pour les communes : réduction des coûts de redevance d’enlèvement des ordures ménagères, utilisation du broyat et du compost sur place, gain de temps…